Qui aurait crû reparler de Death Power un beau jour pour une chronique sur le net en 2017 ? Grande question !
Car en ces temps actuels, la technologie est vraiment top, on peut enregistrer un album/EP chez soi, à la maison. Il suffit d’avoir un PC, un logiciel, une bonne carte son et tous les p’tits gadgets à côté pour peaufiner le travail. Tout en rendant le produit vraiment soigné, propre… et pro.
Cependant, remontez vingt ans en arrière... la star des « home-studio » de l’époque s’appelait Magnéto 4 Pistes à Cassettes, et encore... pour les plus fortunés !
Forcément le rendu sonore semblait bon, en revanche pour notre époque, ça s’apparente à une bouillie indigeste selon les démos.
Car de démos et de maquettes, il en est cas ici avec un album bien curieux qui regroupe les deux EP «Speed Thrash Core Machine» et «Keep Fit, Fuck More» de 1987 devenus cultes pour ce groupe originaire de la ville d’Orange.
Death Power : la puissance de la mort, la mort puissante, puissante mort, ou encore un jeu de mot qui sonnait bien Metal à la création du groupe ? Peut-être, peut-être pas, on peut même s’en ficher royalement maintenant ! Nos secoués de la pulpe n’ont à leur actif qu’un seul et unique album, « The Bogeyman », qui date initialement de Septembre 1990, mais qui fit quand même parler de lui. Il permit tout de même au groupe de tourner avec Tankard, Coroner, Paradise Lost, et aussi avec « l’underground » Français des 90’s, Agressor, Loudblast, Nomed.
Alors, certains vont peut-être se demander quel est l’intérêt de sortir « Vivisection » en 2017, de dépoussiérer de vieilles démos maison, de redonner vie à un humour plus que limite, ou encore d’inclure dans le livret les pochettes photocopiées des EP, des photos usées, des dessins franchement dégueu ? Enfin tout ça quoi !!!
Eh bien le truc, c’est qu’il n’y a peut-être aucun intérêt, car je ne pense pas qu’avec cette réédition, les membres du label vont surpasser les ventes des GNR et Maiden. En revanche, il aide à faire revivre ces prémisses du Thrash Death Made In France, et ainsi permettre aux collectionneurs de compléter leur série de démos de l’époque devenues complètement introuvables depuis belle lurette…
Ce qu’il faut aussi se remémorer, c’est qu’avec pas grand-chose, certaines de ces formations ont réussies à percer, se faire un nom, perdurer, juste avec des bouts de ficelle et du carton. Mais il fallait vraiment y croire et retrousser ses manches pour exister… ou bien être totalement inconscient, à vous de voir avec le recul ! Tant que vous y êtes, chercher dans vos archives si vous n'avez pas les premiers Catacomb, Droÿs et le célèbre CYTTOYLP de Asshole !!!

Guillaume Gautier-Boutoille