Ce qui est bien avec un album qui sort un Vendredi 13, c’est que la couleur est tout de suite donnée : le rouge ! Car oui, ce second disque du groupe Parisien, naîtra en ce jour où chaque année Jason Voorhees refait surface avec sa machette ensanglantée, ce qui présage un nouveau carnage. Et il en est question ici, dans sa définition la plus jouissive, car le son du groupe c’est radicalement durcit depuis son premier album de 2012, « Emerging From The Shadows ».
Cinq ans plus tard, les influences Heavy/Thrash sont toujours là, les riffs incisifs fusillent les écoutilles (No Heaven No Hell/Fly Away/Mother Earth), et les ambiances « calme avant la tempête » des titres « Blood On The Snow » et « Dreamcatcher » apportent un côté progressif qui ravira les fans de La Vierge De Fer à n’en point douter.
Musicalement, on est en possession d’un album dont la qualité de composition, d’interprétation et de production permettent au groupe de passer à un niveau supérieur flagrant. Et pour ce qui est des textes et sujets abordés, on identifie la référence à la culture Amérindienne comme le morceau-titre « Blood On The Snow ». Dans la quasi-totalité des autres chansons, on retrouve aussi l’inspiration cinématographique ancrée « films de la Hammer » et de la série vampirique « Supernatural » (The Werewolf/No Heaven No Hell/Dark Is My Soul, entre-autre…). Le genre d’histoires à lire à vos mouflets.... avant d’aller dormir ! Hahaha !!! Ce sont justement ces thèmes qui tiennent à cœur Chris (chant) qui a écrit la totalité des textes.
Alors, si noirceur de récits et musique sombre correspondent à votre vision de ce que doit être l’essence même d’un Heavy Metal de qualité, « Blood On The Snow » vous procurera l’effet voulu. Note qui a son importance pour conclure, il ne faut pas oublier que l’underground métallique actuel a bien besoin de renfort ces derniers temps. Alors on prône fièrement le slogan « support your local band », car il y a une chose essentielle à ne surtout jamais omettre : les galériens d’aujourd’hui seront les empereurs de demain ! Sous vos applaudissements merci !

Guillaume Gautier-Boutoille