Direction Göteborg en Suède, avec un trio qui a un son en poupe ! En effet, depuis ces dernières années, le Sludge/Stoner ne s’est jamais aussi bien porté, que ce soit par la qualité des groupes, que part la joie de vivre qui émane de toutes ces formations… Et ce n’est pas avec Monolord que le ton va changer ! Rencontre avec Thomas V. Jäger (chant/guitare), qui vous présente « Rust », dernier né du trio, dont le terme est daté au 29 Septembre…

Salut Thomas ! Monolord existe depuis 2013, comment s’est crée le groupe ?
On a formé Monolord, sans but particulier et avec aucun plan de carrière. Notre seule ambition au départ était de sortir un album bien heavy, et il se trouve que Riding Easy Records a été le seul label à qui nous avions envoyé notre matériel, et qui était partant pour sortir notre disque.

Pour moi, votre son rappelle The Obssessed et Black Sabbath. Comment décrirais-tu la musique du groupe ?
Si tu veux, on a pas besoin de définir le son de Monolord. Tu peux l’appeler Stoner, Heavy Rock ou Doom, pour moi c’est la même chose. En gros, nous avons un son en constante évolution, avec les racines d’un rock que nous jouons avec un accordage très très bas hahaha !

« Rust » est sortit en Septembre, quelle est la signification de son titre ?
De nos jours, rien n’est autorisé à devenir vieux. Il faut sans cesse se débarrasser de ce dont on a plus besoin, et acquérir constamment de nouvelles choses. On devrait permettre à toutes ces choses de vieillir avec le temps, de prendre en considération leur utilité dans la bonne époque, et dans Monolord nous trouvons que la rouille est quelque chose de beau.

Et l’inspiration générale des textes ?
On parle de toutes les manières dont on détruit notre planète, la façon dont l’être humain ce détruit lui-même ! Comment toutes les religions sont utilisées pour déclencher une guerre, et qu’au final nous vivons tous dans un monde et une société actuelle qui craint un max’ !

Le groupe déclare aussi, qu’il est radicalement opposé à toute technicité relative à sa musique, et que sa force résulte en une seule et même unité. Important pour vous cette question d’union entre chaque membre de Monolord ?
Je dirai même que c’est primordial pour avoir un son comme le nôtre, qui est heavy, cradingue mais fuckin’ good ! Cet état d’esprit est très important si nous voulons qu’une chanson soit bonne ! Rien de plus frustrant pour un groupe, que d’avoir de chouettes titres qui au final sont jouées avec un son de guitare pourri ! On veut pas avoir un son de merde, et on a beaucoup travaillé pour obtenir cette égalité entre chaque instrument. Et c’est aussi pour cette raison que nous avons enregistré nous-même nos albums, ensemble dans une pièce de 14m2, pour sentir ce feeling !

Le groupe est très prolifique, car entre 2014 et 2017 Monolord a sorti un EP et trois albums, quelle est votre secret ?
Oh je sais pas si nous avons un quelconque secret, je me contente juste d’écrire de bonnes chansons et d’en retenir le meilleur tu sais. Ce secret dont tu parles, pourrait se résumer à ce que nous voulons vraiment écouter et mettre en musique, et être capable d’apprécier cette musique avec le temps…

Vous étiez en concert en France ce mois-ci, avec des dates à Paris, Nantes, Bordeaux et Lyon. A quoi ressemble vos shows ?
A un concentré d’intensité, de headbanging et d’amplis boostés à fond ! Et si après nos concerts on peut se détendre avec une bonne bière et une bonne laitue de hippie (ndlr : MDR !), alors on aura passé une bonne soirée hahaha !

Une dernière chose à ajouter pour vos fans Français ?
(En Français dans le texte : ) « Bon sang, mais où est mon café ! » hahaha ! A bientôt à nos concerts !