Rakshasa est originaire de Tokyo, et nous propose un concept dans lequel se rassemblent tradition et modernité. Un premier album, « Rikudo Rasetsu » est disponible depuis Juillet, et comblera les fans de Stratovarius, avec l’exotisme du chant féminin en Japonais. Rencontre avec Yama, bassiste de la formation Nippone…

Hello Yama ! Rakshasa est originare du Japon, comment l’aventure a-t-elle démarrée ?
Well, à la base je suis chanteur dans un groupe de Pagan Black Metal qui s’appelle Ethereal Sin depuis 1997, et si tu veux, en 2015 j’ai réalisé un de mes rêves en jouant au festival de Wacken qui fût un grand moment ! A la suite de ce concert, j’ai décidé de créer un autre projet musical, avec en tête un chant féminin et une guitare shred ! Le bassiste et le batteur de Ethereal Sin, m’ont rejoint, et pour compléter la formation, j’ai recruté un clavier et une première chanteuse, qui depuis est partie. Et puis, c’est en voyant comment évoluaient les choses que j’ai décidé que Rakshasa était un vrai groupe au lieu d’un simple projet.

Et qui sont donc les membres de Rakshasa ?
Alors, nous avons Yuri au chant, qui est vraiment très talentueuse, aux guitares, il y a Kikka et Atsushi, Takashi qui est aux claviers, Reo à la batterie, et moi-même Yama à la basse. Atsushi et Reo jouent aussi avec moi dans Ethereal Sin.

Le groupe a sorti en Juillet son premier album « Rikudo Rasetsu », présente moi son concept ?
Bien sûr ! Lorsque j’ai décidé de changer le projet en formation à part entière, j’ai cherché à développer un sujet autour du groupe. Étant Japonais, nous sommes très respectueux de notre culture et de notre histoire, c’est une véritable source d’inspiration pour nous qui sommes très créatifs ! Yuri écrit ses propres textes qui traitent de l’apport de la culture Japonaise à notre quotidien.

« Rikudo Rasetsu » est un terme Bouddhiste, quel est sa signification ?
Déjà, Rakshasa est la traduction Anglaise qui donne en Japonais « Rasetsu », qui signifie que les Japonais ont deux modes de pensée : le Bouddhisme et l’Animisme (Shinto en Japonais). Dans le Bouddhisme, le monde a six rangs : l’humain, le démon, la goule et ainsi de suite. Le monde est basé autour de ça en fait. Et puis Rakshasa est aussi un clin d’œil vu que dans le groupe nous sommes six.

Et pour l’écriture et la composition, who made what ?
Kikka et moi sommes les principaux compositeurs et Yuri écrit les textes. Ensuite Kikka et moi, enregistrons les instruments chez nous sous forme de démos que nous envoyons aux autres musiciens. Ces démos, qui sont après arrangées lorsque nous sommes tous en répétitions. Et ensuite on enregistre, et je produis le tout.

Tu disais à l’instant que c’est Yuri qui écrit les paroles. C’est un choix d’interpréter vos titres en Japonais ? En référence à votre culture dont vous êtes fiers je suppose ?
Oui tout à fait ! Nous sommes fiers de nos origines, et nous préférons garder nos racines. On est pas vraiment habitué à parler Anglais, et je sais que cela peut-être un obstacle à l’avancée du groupe. Mais bon, c’est le concept de Rakshasa, et cet esprit de conservation de la culture est très important pour nous.

En visionnant votre vidéo « Sakura Dukiyo », on peut voir le groupe jouer en tenues traditionnelles. Vous mélangez vraiment les genres !
Oui c’est vrai hahaha ! On aime ces habits là, mais nous ne sommes pas vieux pour autant (rires) ! On « mixe » le moderne avec l’ancien !

Pour en revenir à l’album, il a été mixé et masterisé par Simone Mularoni de DGM. Pourquoi avoir fait appel à lui ?
Je travaille pour un promoteur qui organise des tournées au Japon, et donc pas mal de groupes viennent jouer chez nous dans l’année. DGM en faisait partie. Ces gars sont vraiment très cool, et on a donc appris à se connaître. Vu que Simone est un producteur renommé en Italie, il s’est occupé de pas mal de bons groupes, on lui a alors demandé de travailler sur l’album, et puis voilà. Tout simplement.

A l’écoute de l’album, on peut constater que certains passages sonnent comme Stratovarius, Nightwish et Concerto Moon. Ce sont des groupes qui comptent pour vous ?
Wow ! Merci pour ces comparaisons, c’est sympa ! Alors il est vrai que pour notre guitariste Kikka, Stratovarius est une énorme influence. De mon côté je suis un inconditionnel de Blind Guardian ! Après, pour Concerto Moon et Nightwish, pourquoi pas, après tout chacun est libre d’interpréter la musique comme il le souhaite.

Et quels sont vos projets pour 2017/2018 ?
Et bien, on va faire pas mal de concerts pour promouvoir l’album, et ensuite nous retournerons en studio pour enregistrer un EP qui sortira début d’année prochaine. On a suffisamment de matériel pour enregistrer un second album, mais on préfère sortir un EP avant. Et puis, on aimerait venir jouer en Europe aussi, si quelqu’un nous invite hahaha !

Et pour conclure, quelque chose à ajouter Yama ?
Merci à vous ! Notre premier album est dédié à tous les fans Européen de « Epic Metal » ! (Yama rajoute en Français) « Lève les mains et garde le métal, avec l’amitié entre le Japon et la France » !


NDLR : La Team No Name radio tient à remercier Yama de nous avoir accordé cette interview, et merci aussi à notre correspondante Japonaise Karin sans qui cet entretien n’aurait pas été possible ! Arigatou Karin 😊 !