Un mail arrive la semaine dernière dans la boîte de la radio, avec l’album d’un musicien qui s’appelle Johannes Mary Knoll, accompagné d'un lien pour un clip et d'une présentation presse de l’artiste. Bon ok. Moyennement emballé au premier abord par la pochette du disque, et en parcourant la bio on s’aperçoit que notre homme a joué pas mal de temps avec des artistes reggae et ce genre de musiques vous voyez… Pas vraiment la couleur de No Name Radio… Bon ok. On clique sur le lien d’un clip qui s’appelle « Creation », avec une intro parlée qui fait recette dans les séries US post-apocalyptique, et ce genre de choses… On arrive à la fin de l’intro, et à 47 secondes la musique commence.
A la vache le riff, et quel son !!! Vite vite vite, on met en écoute l’album complet et là, bah c’est la rouste, la claque quoi ! Le groupe est un power-trio instrumental constitué de Johannes Mary Knoll (guitare), Christian Eigner (batteur de Depeche Mode), et Gerald Shaffhauser (basse – House Of Riddim).
Alors musicalement, ça fait penser à du Joe Satriani, avec les phases soli que l’on peut agréablement mémoriser et fredonner (ce qui est rare dans ce registre, il faut le souligner), avec une mixture whammy/wha-wha très bien maitrisée !
Du Satch oui, mais en version ultra-heavy et avec la production actuelle ! Et quand on écoute « Transcended », on sent vraiment que le trio prend son pied et varient les influences. Passage à la loupe ? C’est parti… « Creation » donc, avec son riff jubilatoire et la section rythmique qui cogne comme c’est pas permis, « The Great Flood » qui vous emporte dans la sphère du professeur Joe, « Exodus » avec sa touche groovy-orientale qui trouvera preneur chez les amateurs qui se rappelleront d’un guitariste nommé Jeff Scheetz (on va loin là, mais je sais bien…). On va ensuite arriver à un passage plus posé et sensible avec le jazzy «Joy », précédent un « His First Coming », proche d’un Poles Apart de Pink Floyd niveau atmosphère… Et on en passe, car c’est tout à fait le genre d’album dont on pourrait parler des heures entières, tant la richesse et la passion sont présentes. Ça c’est clair !
Si vous craignez de vous retrouver avec un album de guitare façon shredder à la Malmsteen et Micheal Romeo, ou technique à la Greg Howe (biens que ces hommes là soient des références en la matière), ce n’est pas du tout le cas. Notre ami Johannes Mary préférant certainement le bon riff et la ligne mémorisable, à un casse-tête guitaristique intellectuellement masturbatoire… Un album qui, on l’espère pour lui, va faire date. Pour No Name Radio c’est déjà le cas.

Titres que l’on a aimé : Creation / The Great Flood / Lucifer’s Fall / Temptation, et puis tout le reste quoi !!!!!

Conseil d’ancien : pour vous familiariser avec l’univers de « Transcended », replongez-vous dans l’album « Time Machine » du Satch 😉

Guillaume Gautier-Boutoille

Site : Johannes Maria Knoll