Dans le genre inclassable, Prong est certainement une figure de proue de ce mouvement musical ! Tantôt, indus, tantôt metal-hardcore, tantôt thrash, le gang de l’ex-ingé son du CBGB’s n’en a pas fini de surprendre. De cette manière, chaque album de son groupe est une grande découverte, et en appuyant sur lecture, l’auditeur se demande ce que l’ami Tommy lui a concocté. Ce grand amateur de fromages Français et de notre bonne vieille baguette (véridique), nous propose avec « Zero Days », un Prong 2017 encore plus nerveux et révolté que ces prédécesseurs. Quatorze bombes qui feront des victimes c’est certain ! Visite chez le proprio : headbanging avec « However It May End », thrashcore endiablé sur « Off The Grid”, refrain entêtant (Divide And Conquer), indus-touch post Killing Joke (The Whispers, Blood Out Of Stone), et on terminera l’état des lieux avec du lourd et du pesant (Self Righteous Indignation). Va falloir « slapper your neck » c’est obligé ! Mais parmi les décombres, il y a un élément essentiel qui caractérise tant le son de Prong : la voix. Depuis les premiers albums, Tommy Victor a toujours su mixer habilement et intelligemment son timbre, par doublage, triplage de pistes ? On n'en sait rien, mais en tout cas, ça fait partie de l’ADN du New-Yorkais. Mais il ne serait pas normal de terminer cette chro’ sans nommer le solide duo rythmique, Art Cruz à la batterie et le désormais bassiste permanent Mike Longworth, qui forment un tandem redoutable. Ce nouveau line-up de Prong est au top, et pour les avoir vu au Hellfest cette année, ici à la rédac, on en est « unconditionnal » !

Guillaume Gautier-Boutoille