De l’exotisme aujourd’hui dans Behind The Scene, avec une formation qui nous arrive tout droit du Japon. Pour la p’tite histoire, c’est en 2015 que Yama (bassiste du groupe de Black Metal « Elegiac ») décide de former Rakshasa, dans l’objectif de proposer un son plus orienté Gothic Rock. Un an plus tard, le projet devient quatuor, et sort un premier EP promotionnel. Quelques changements de line-up surviennent, et le groupe se stabilise, pour devenir un sextet qui rentre en studio dès Janvier 2017, et enregistre son premier album sous la houlette de Simone Mularoni (guitariste de DGM). « Rikudo Rasetsu » (terme emprunté au Bouddhisme), est désormais disponible, dans un registre que le groupe qualifie lui-même de Japanesque Metal, une symbiose de la culture Nippone et du Metal Symphonique Européen. Les douze titres de cette galette sont chantés en Japonais, le chant de Yori rappelle celui de feu-Pay Lee, du groupe Taïwanais « Seraphim » pour les connaisseurs. On y retrouve aussi des touches de Concerto Moon (Doukoku no Umi), Stratovarius (Yamato no Orochi) et le Nightwish des débuts (Horobi no Kanega Naru). Alors, si la culture de leur pays se retrouve jusque dans leurs tenues de scène, il y a quelque chose, qui m’a fait sourire : les titres Sakura Dubiyo, Tui no Tabiji et Gekkabijin, font penser aux génériques des Mangas du genre One Piece. N’y voyez pas de la caricature, mais plutôt un clin d’œil, le Otaku en herbe verra à quoi je fais allusion. Ne pas oublier aussi, que sur le disque en question, ça joue sévère, la prod’ est excellente, deux raisons qui favorisent une écoute attentive du CD ! Rakshasa est donc à découvrir, si vous aimez les références citées et que le chant en Japonais ne vous dérange pas (après tout, Rammstein et Los Angeles Del Infierno s’expriment dans leurs langues maternelles, et qu’un groupe de chez nous chantant en Français, doit susciter aussi une certaine curiosité hors de nos frontières), et en matière de Heavy Metal, les Japonais ont toujours été de solides clients défenseurs, doublés de fans fidèles !

Guillaume Gautier-Boutoille