Dans le Limousin il y a de beaux pâturages avec des vaches. On y trouve la célèbre porcelaine, on y mange bien aussi, avec entre autre, du fromage, le fameux clafoutis à la cerise et le boudin noir aux châtaignes. Bref que du bon. Et en parlant de châtaigne, votre rédacteur s’en est pris une bonne en découvrant ce troisième album du lézard, « Shift ».
Que dire de plus qu’ici l’excellence est de mise. La précision du trio est exemplaire, et la France peut enfin clamer haut et fort qu’elle a enfin trouvé son groupe de Rock Progressif. Avec LizZard nous sommes en présence d’une formation qui est riche d’un vocabulaire qui n’a absolument rien à envier à celui de King Crimson, Adrian Belew et Trey Gunn en solo. Les neuf titres basculent dans l’intensité (Singularity), la pureté (Gemini, Passing By), l’instrumental (Shift), le contre-courant (Bloom), le metal-prog’ (MinEd), et ces termes sont loin d’être exagérés.
Déjà riches d’une belle discographie avec un EP et deux albums, nos Limousins, peuvent être fiers du chemin accompli, vraiment. En espérant que « Shift » se fera bien entendre, car c’est le genre de disque plutôt réservé à un public averti, spécialiste, et qui aime le côté musical de l’affaire.
Ce qui est amusant de constater aussi, c'est que LizZard en étant que trois, s’en sort haut la main, et fait le job les doigts dans le nez et sans aucune prétention. Contrairement à certaines formations qui tentent tant bien que mal d’intégrer des structures complexes dans leur musique, en y arrivant pas toujours, et cela en dépassant souvent le nombre de joueurs requis pour constituer une équipe de volley. Et d'ailleurs ils étaient combien Rush ? Trois non ? Et bien voilà !
Le seul regret que j’ai eu avec ce groupe, c’est d’avoir loupé leur date début Janvier en région Parisienne... Revenez nous voir cette année, ce serait vraiment bien !
Maintenant, peut-on vraiment dire si on a aimé un titre plus qu’un autre ? Difficile de répondre, car l’album s’écoute d’une traite, ce ne sont pas des morceaux qui s’enchaînent les uns après les autres, mais plutôt une histoire qui se raconte… Merci LizZard !